Dans sa tribune publiée ce matin dans Les Echos, notre directrice associé Olga Ackerman s’inquiète des conséquences de « l’excès de transparence » exigé par la loi Sapin 2 sur les lobbyistes dans leur rôle de contre-pouvoir.

« Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur le répertoire des représentants d’intérêts sous peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ». C’est l’avertissement qui pourrait être lancé sur le site internet de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Il ne reste que quelques jours aux représentants d’intérêts installés en France pour déclarer leur activité, comme l’exige la  loi Sapin 2.

A l’heure de l’exemplarité tous azimuts, les lobbyistes doivent eux aussi montrer patte blanche. Mais la mise à nu d’informations stratégiques sur les activités de lobbying des entreprises pose de nombreuses questions, notamment d’ordre concurrentiel. Car si nul ne remet en cause la nécessité de rendre plus transparents et surtout plus compréhensibles les liens public-privé, il ne s’agit pour autant pas de jeter en pâture le secret professionnel !

Retrouvez la suite dans la version papier des Echos du 15 décembre ou sur le site internet du journal